Aventure écriture #1 : ça a débuté comme ça

écrivain Arthur Constance, portrait

Aventure écriture #1 : ça a débuté comme ça

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Un échec cinématographique, un mal de dos qui m’empêche de dormir, des ruptures amoureuses, mais surtout le feu sacré et les étoiles qui s’alignent, dans cet article je vous partage le tout début de mon aventure littéraire.

Après tout, il est normal qu’un écrivain se livre (un peu).

Sommaire

Ça a débuté comme ça :

Le premier signe, l’acte de naissance en quelque sorte, doit être le concours d’écriture organisé par ma fac. Bien sûr j’avais déjà écrit, un peu ; des dossiers de validation de fin de semestres, quelques scénarios, ou même des petites histoires quand j’étais encore à l’école, mais rien d’extraordinaire, ou du moins, rien qui n’attise un feu sacré.

La première fois donc, c’était pour le concours de nouvelles de ma fac. J’y étais allé pour me tester, et aussi, car la professeur de philosophie nous avait incité à écrire (elle était très belle et Italienne soit deux excellentes raisons d’écouter ses conseils).

Je me suis donc assis devant mon bureau, et là, dans ma petite chambre d’étudiant, au moment précis où je traçai les premières lettres, j’ai su qu’il se passait quelque chose. Les étoiles se sont alignées, j’étais à ma place.

Les étoiles littéraires

La déroute à 25 images par secondes

Les étoiles, la grande révélation et le feu sacré, au début, je les ai laissés de côté. Une année s’est écoulée, et à nouveau l’université a organisé un concours d’écriture, à nouveau j’y ai participé, à nouveau j’ai senti qu’il se passait quelque chose, et à nouveau j’ai laissé les étoiles de coté.

Je n’ai pas attisé la flamme des Lettres, car à l’époque je terminais l’écriture de mon mémoire et le montage de mon court métrage de fin d’études. Une fois mon diplôme en poche, l’esprit tout tendu vers les festivals, je décidai de présenter mon film au plus grand nombre de compétitions possibles.

Et ce fut un échec…

Pas une catastrophe, le film fut sélectionné dans plusieurs festivals, au Japon et aux États-Unis (jamais en France). Il gagna même quelques prix, mais cela ne déboucha sur rien. J’avais consacré quatre ans de ma vie à écrire, financer, tourner, monter, remonter et re-remonter ce film, j’avais dépensé une énergie folle, sans retour…

aventure navale, traversée de tempête

De Charybde en Scylla

Pendant ce temps, je cumulais les emplois de surveillant (dans un collège) et de vendeur de journaux (les week-ends). Si ces expériences professionnelles m’ont inspiré (le « vendeur de journaux » est présent dans plusieurs nouvelles) elles m’ont aussi permis une double prise de conscience :

  1. Je n’étais pas fait pour l’enseignement (qui était mon plan B en cas d’échec dans le cinéma).
  2. Pour me sentir libre, je devais m’affranchir du salariat.

Ces prises de conscience abruptes s’ajoutaient à un état de santé relativement médiocre. Depuis plusieurs mois déjà, je dormais mal. Un mal de dos me réveillait très tôt le matin et la fatigue commençait à sérieusement s’accumuler. J’ai consulté un médecin et passé des radios, rien ne semblait anormal. J’ai consulté un ostéopathe, sans résultats. Tous les matins aux environs de cinq heures, le mal de dos revenait. De plus en plus fatigué, j’arrêtais le sport, devenais facilement irritable, moins patient, moins attentif et plus nerveux.

Et puis, au début de l’année 2019 je quittai ma copine de l’époque. Une rupture choisie mais difficile, surtout dans ce contexte.

En résumé, j’entamais 2019 avec une sérieuse impression de m’enfoncer dans la vase.

Un nouvel espoir

(C’était probablement un jeudi)

La lecture est une aventure

Fatigué et plein de doutes sur l’avenir, tandis que j’errai dans les rues parisiennes, des idées et des phrases me traversaient l’esprit, vives et folles comme des petites bêtes sauvages. L’appel de l’écriture résonnait avec mes pas dans les rues grises de la capitale, il m’enveloppait comme un fond musical plein d’espérances ; invitation à saisir la plume en forme de mélodie intérieure.

Alors j’ai recommencé à écrire, à imaginer, à noter des idées sur un carnet. Malgré la fatigue qui ne me lâchait pas, je sentais infuser une énergie nouvelle. Elle se déployait, vaste comme l’imagination, et se canalisait dans des lettres, des mots, des phrases… Les nuages gris s’éloignaient, chassés par le vent vif et profond d’un enthousiasme ressuscité.

Avec ce nouvel élan naquit un projet, et au début du printemps, je pris la résolution ferme et définitive de quitter Paris, de m’installer au calme pour un an, et de consacrer ce temps à l’écriture. Objectif : écrire un recueil de nouvelles et le vendre.

Le grand virage vers l’écriture

Au printemps donc, j’ai présenté mon projet à mes amis et ma démission à mes employeurs. Certains ont essayé de m’en dissuader, d’autres ont compris, m’ont encouragé et proposé leur aide. J’allais partir la fleur au bout de la plume.

Et puis, juste avant les grandes vacances, j’ai rencontré une fille, une aventurière, une globe-trotteuse qui m’inspira en partie le personnage de Greta dans la nouvelle « Les plages de Liberté » (nouvelle que vous pouvez télécharger gratuitement).
Au début d’une relation, tout est beau, tout est merveilleux, tout est nouveau, tendre et chaleureux… C’était l’été, il faisait bon, le ciel était bleu, on était bien, tous les deux…

Choisir c’est renoncer, disait André Gide.

J’ai quitté Paris un jour de grève, au mois de septembre, accompagné d’un doute sentimental et d’un mal de dos qui m’empêchait de dormir.
Mon dernier souvenir de la capitale est cette scène, photographiée lors de mon départ, sur le chemin de la gare :

accident
accident ou art contemporain ?

Aujourd’hui encore je me demande comment elle a réussi à « monter » sur le capot…

La conductrice avait « raté » son virage.

Peut-être avait-elle trop anticipé ?
Peut-être avait-elle senti que c’était le bon moment de tourner ?
Peut-être avait-elle voulu éviter un obstacle ? Un enfant qui traversait sans regarder ?

Tourner le volant n’est pas suffisant pour prendre un virage…

Mon virage, à moi, je suis encore dedans.
J’ai écrit un livre, oui, mais je ne suis pas encore sorti de la courbe.

Je vous raconterai 🙂

À bientôt,
Arthur

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