Mon aventure littéraire
(en 1 minute de lecture)
J’ai voulu devenir écrivain.
En 2019, j’ai tout quitté.
Un avenir cinématographique sur lequel je travaillais depuis presque dix ans.
Mon appartement.
Paris.
Ma copine.
Mes amis.
Mes emplois.
Je suis parti.
Dans l’Aveyron.
Seul.
Sans travail.
Une situation parfaite, en théorie, pour écrire.
Alors j’ai écrit.
Pendant un an.
Seul.
En silence.
Et au bout d’un an, j’ai terminé mon premier livre.
Un recueil de nouvelles.
J’ai voulu le vendre.
J’ai publié des annonces dans les supermarchés.
J’ai envoyé des exemplaires à la presse.
Rien.
J’ai voulu le vendre sur Internet.
J’ai créé un compte Instagram.
J’ai monté un site.
Rien.
J’ai insisté.
Publicité Facebook.
Publicité Google.
Concours sur Instagram
Toujours rien.
Au bout d’un an et demi, je n’avais plus d’argent.
Plus de solution.
J’allais abandonner.
J’ai commencé à chercher un travail alimentaire.
Et puis j’ai tenté une idée absurde.
Vendre mes livres sur les marchés.
Le premier jour, je ne savais pas parler de mon propre livre.
Je bafouillais.
J’hésitais.
Les gens passaient.
Et pourtant…
Ça a marché.
En quelques heures, j’ai vendu plus de livres qu’en un an et demi.
Alors j’ai continué.
Mais dans l’Aveyron, les marchés sont rares.
Alors en 2022, pauvre d’argent mais riche d’espoir, j’ai pris la route.
Direction le sud.
Pendant trois mois, j’ai vécu dans ma voiture.
Je vendais mes livres le jour.
Je dormais dans le coffre la nuit.
Et, contre toute attente…
Ça a super bien marché !
Alors je suis resté.
J’ai continué.
Et en parallèle, j’écrivais un roman.
Une dystopie.
L’histoire d’un prisonnier envoyé dans le Grand Nord pour dépolluer un ancien pénitencier.
J’ai commencé en 2020.
J’ai écrit.
Je me suis trompé.
J’ai recommencé.
Encore.
Et encore.
Je n’étais jamais satisfait.
Alors j’ai repris.
Corrigé.
Recommencé.
Échouer, c’est apprendre.
Et j’ai appris.
Le roman a changé.
Les personnages ont pris vie.
L’histoire aussi.
Je l’ai nourri de tout le reste :
La solitude.
Le froid.
Les galères.
Les nuits dans ma voiture.
Le temps est passé.
Des mois.
Puis des années.
Je tenais.
Et après quatre ans et demi…
J’ai écrit la dernière ligne.
Le roman était terminé.
Mais cette fois…
ce n’était pas la fin.
C’était le début d’une autre aventure.
Une aventure que vous pouvez tenir entre vos mains.