Roman dystopique : Hors dôme, une histoire de survie dans un monde sous cloche
Un roman dystopique ne parle jamais seulement du futur.
Il parle de nous.
Avec Hors dôme, j’ai voulu explorer un monde où la peur a tout changé : des villes sous dôme, un extérieur devenu hostile… et des hommes prêts à tout pour rester en sécurité.
Un roman dystopique est une porte vers un ailleurs de science-fiction, un monde mental posé sur une feuille, où l’imaginaire prend vie, où les « et si » illusoires s’animent en épopées, explorent des futurs tendus vers les étoiles, se matérialisent hors du champ physique.
Hors dôme est de ces livres. Mais bien qu’il soit animé par cette fougue exploratrice des avenirs sombres et incertains, il s’appuie sur notre monde, nos expériences présentes, matérielles et collectives, pour dessiner un cadre réaliste à une fiction : un roman d’anticipation français, un roman d’aventure et de survie prenant place dans un futur proche.
Un roman dystopique ancré dans notre monde actuel
Pour écrire ce roman dystopique, je me suis inspiré de petites anecdotes vécues. Par exemple, un matin d’été, sur le marché de Collioure, j’ai remarqué un moineau pas du tout farouche. Il s’approchait des stands, des commerçants et des touristes, picorait des miettes de pain ou de bougnettes sans la moindre peur. Je crois même qu’il s’est posé sur une commerçante. Une famille de touristes allemands l’a aussi remarqué et la mère lui a tendu des miettes. L’oiseau est venu les picorer dans ses mains, ce qui a émerveillé les enfants. À leur tour, ils ont nourri le moineau et lui ont doucement caressé la tête du bout de l’index. Quand il s’est envolé, la mère a dégainé du gel hydroalcoolique pour toute la famille.
Une scène du roman s’inspire de ce moment.
Comme vous le comprendrez en le lisant (ou comme vous l’avez peut-être déjà compris) un certain virus et tout le bazar qu’il a entraîné, ont aussi beaucoup nourri l’histoire. Je me suis beaucoup inspiré de scènes vécues (comme avec le moineau) ou rapportées, ce qui donne au roman un aspect actuel, bien qu’il se passe dans le futur.
Un roman dystopique français inspiré de notre réalité et de notre histoire
Hors dôme est un roman dystopique en partie inspirée par l’histoire de France.
C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la liberté de ces monstres.
Cette citation ouvre le chapitre 1. Je ne l’ai pas inventé, elle a été prononcée par Jean-Baptiste Carrier en 1793, pendant les terribles années du massacre des Vendéens, massacre parfois considéré comme un génocide (une proposition de loi visant à reconnaître officiellement
le génocide vendéen a été déposée à l’Assemblée nationale en 2012).
Je ne suis pas spécialiste de cette période, encore moins historien, mais pour l’écriture de mon roman d’anticipation, j’ai cherché quelques citations de cette époque. Dans le roman, une insurrection (les Jacquards) a été matée, elle fait directement écho aux Vendéens, et, sur d’eux même comme les républicains de la terreur, les abrités se comportent comme des bourreaux plus ou moins génocidaires sans jamais ressentir le moindre doute sur leurs actes.
Vous pourrez trouver d’autres citations faisant référence à cette période, par exemple : La pitié n’est pas révolutionnaire, ou : Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
Les références historiques ne sont pas les seuls liens avec la France. Un des ’’personnages’’ du roman n’est autre que le Berliet T100, le plus gros camion français, construit à la fin des années 50. Initialement, ce camion était utilisé pour la prospection pétrolière dans le Sahara, mais dans mon roman, il explore le Grand Nord. Très peu connu du grand public, le T100 est une véritable célébrité dans le monde des passionnés de camion ancien. En 2019, il a été présenté au salon rétromobile de Paris. Je n’y étais pas présent, mais j’ai vu un reportage pendant que j’écrivais, et l’idée d’inclure le T100 dans Hors dôme est apparu comme une évidence.
Quelques chants traditionnels traversent aussi le roman. Comme pour les citations historiques, vous les retrouverez en introduction de chapitre.
Aussi, la France est un des lieux où se déroule une grande partie de l’histoire. Environ la moitié se passe à Paris, et l’autre moitié dans le Grand Nord. Aussi, bien que ce soit en second plan, on comprend que le personnage a grandi dans le Vallespir (une région des Pyrénées-Orientales).
Bien évidemment, la France et la culture française n’ont pas été les seules sources d’inspiration de ce roman. Vous pourrez y retrouver des clins d’œil à la culture russe, allemande, suédoise et américaine.
Une dystopie mêlant aventure et survie
Ce roman dystopique est aussi une histoire d’aventure et de survie. Faire face aux ours et aux loups, survivre dans le froid du Grand Nord, voilà les péripéties qui vous attendent.
Très inspirée par Jack London, Mike Horn ou Sylvain Tesson, vous pourrez retrouver un peu de « L’appel de la forêt », « Conquérant de l’impossible » ou « Ma cabane en Sibérie ».
Des expériences plus personnelles ont aussi traversé l’écriture. Comme je l’explique sur mon blog dans l’article aventure écriture 6, un hiver sans chauffage et des douches froides le matin m’ont permis de me mettre dans la peau du personnage, tout comme les trois mois où j’ai dormi dans ma voiture pour vendre mon premier livre sur les marchés.
Pourquoi lire un roman dystopique aujourd’hui ?
Les romans dystopiques connaissent un succès grandissant, et ce n’est pas un hasard. En imaginant des sociétés futures marquées par la peur, le contrôle ou l’isolement, ils nous tendent en réalité un miroir de notre propre monde.
Lire un roman dystopique aujourd’hui, c’est explorer de façon concrète des questions très actuelles : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour nous sentir en sécurité ? Que sommes-nous capables d’accepter au nom du progrès ou de la protection ? Et à quel moment bascule-t-on dans l’excès ?
Ce genre littéraire permet aussi de prendre du recul. En plaçant ses personnages dans des situations extrêmes, la dystopie révèle des mécanismes que l’on perçoit parfois à peine dans notre quotidien. Elle donne à voir les conséquences possibles de choix collectifs, sans jamais être une simple leçon, mais plutôt une expérience.
C’est précisément dans cette démarche que s’inscrit Hors dôme. À travers un monde où les hommes vivent sous des dômes pour se protéger d’un extérieur devenu hostile, le roman explore les effets d’une peur devenue structurelle. Mais surtout, il interroge ce qui se passe lorsque cette peur commence à dicter toutes les décisions.
Lire une dystopie aujourd’hui, ce n’est donc pas seulement chercher une histoire captivante. C’est aussi accepter de se confronter à une question dérangeante : et si ces mondes imaginaires n’étaient pas si éloignés du nôtre ?
Si vous cherchez un roman dystopique mêlant aventure, survie et réflexion sur notre société, je vous invite à lire Hors dôme.